Mise à jour le 21 novembre
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Mardi 21 novembre 2017 22:02 (Paris)

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Rétrospective d’une visite officielle du chanteur Pierre-Michel Ménard à Cannes

Du compas comme divertissement dans les hauts-lieux du phénomène Star système

Le chanteur–compositeur- interprète : Pierre-Michel Ménard

Par Marie Flore Domond

Pierre-Michel Ménard est un de ces chanteurs dont les organisateurs de tout acabit sollicitent la contribution artistique pour des soirées mondaines, des galas, des événements et cérémonies protocolaires. Il faut bien avouer que ce créneau lui convient tout à fait.

Car le personnage est habile à flamber son public de sa chaleur humaine. Sur scène, le flamboyant communicateur symbolise l’identité de son peuple avec force et crédibilité. Qui ne se laisse pas emballer par l’énergie enveloppante de ce charmant et irrésistible citoyen du nord ! Je ne lui ai encore jamais dit. En fait, je le vois comme un roman en attente d’écriture : impatient et inspirant…

Nous aurons d’autres occasions de parler de ses réalisations en cours, de ses projets à venir. Pour le moment, il est disposé à nous faire la rétrospective de sa visite à Cannes lors du Festival du film Panafricain de Cannes qui s’est tenu du 18 au 23 Avril 2008.

Nous avons certainement quelque chose à apprendre de ce mode souvenir et par la galerie de photos qu’il nous propose concernant ses rencontres avec les nombreux artisans du 7ième art. Le chanteur est formel, l’objet principal de notre entretien est la musique, la promotion du compas.

Photos inédites de Pierre-Michel Ménard

Q. Cela devrait être un honneur pour vous de vous trouver à Cannes pour promouvoir la musique créole. Étiez-vous le seul chanteur de la catégorie du compas antillais ?

R. En effet, c’était tout un honneur pour moi de me retrouver sur la Côte d’Azur pour participer au Festival du film Panafricain. J’étais le seul chanteur de la catégorie de musique haïtienne, j’en ai profité pour promouvoir mon dernier CD Love compas.

Q. Avez-vous fait vos prestations musicales pour l’ouverture et la clôture de l’événement ?

R. J’ai eu le mandat de chanter au Noga Beach situé sur la Croisette, au bord de la mer. Cette soirée prestigieuse a été le coup d’envoi lancé d’une manière grandiose avec des invités de marque, des personnalités V.I.P. Le second spectacle s’est produit le lendemain au Ciné Star. Ce fut une formidable expérience. D’autant plus que j’étais là comme un parfait inconnu. Sachant que le showbiz est imprévisible, au début du spectacle, j’ai pris le soin de retracer l’historique de la musique compas qui est en sorte notre carte de visite par excellence.

J’ai appris à l’assistance que c’est feu Nemours Jean-Baptiste en 1950-1960 qui a crée la musique compas à partir des rythmes empruntés de la République Dominicaine comme le fandangue, le typico, et le pambiche. Il peut être autant sensuel, jazzé, langoureux qu’endiablé.

On y retrace deux tendances : l’ancienne et la nouvelle génération. Les groupes tels que Tabou Combo et Skah Shah représentent les moutures du compas. Alors que les personnalités et formations comme : Zenglen, Ti-Vice, Djakout mizik, Alan Cavé, Michel Marthély & Co incarnent la nouvelle génération. En tout, j’ai produit quatre concerts, trois à Cannes et un autre à Nice.

Q. En quoi votre plus récent album ressemble ou ne ressemble pas à Carte Blanche ?

R. En fait, Love Compas, mon cinquième CD paru en octobre 2007, sous l’étiquette Productions S.M., est une compilation de mes meilleures musiques compas. Un best of tiré de mon premier album Dansez paru en 98, réalisé par les Productions Caméléon International ; et de mon troisième album Carte Blanche paru en 2001, réalisé par Austin Productions U.S.A. Love Compas, mon dernier album est particulièrement bien reçu par les mélomanes de musique compas. Et il se vend très bien.

Q. Comment a été l’accueil du public à Cannes ? Faisiez-vous partie d’une délégation ?

R. J’ai fait le voyage en compagnie de la réalisatrice et productrice Marie-Ange Barbancourt. Ce n’était pas ma première expérience de me retrouver seul sur scène pour chanter en play-back, privé de mes musiciens et de mes choristes. Je devais performer dans le cadre d’un Festival où un volet de spectacle était à l’honneur afin d’assurer une ambiance chaleureuse. J’ai rempli le rôle de l’homme-orchestre. Autrement dit, j’ai animé, chanté, dansé comme si j’étais accompagné de tous mes musiciens.

Q. Quelle serait pour vous la prochaine étape d’avancement du compas après s’être classé dans la catégorie la musique du monde ?

La prochaine étape d’avancement du compas serait de traverser toutes les frontières du monde entier pour qu’enfin il devienne une musique internationale. La musique salsa en est bien l’exemple.

Q. Pourquoi selon vous, malgré sa popularité grandissante, le compas n’arrive pas à franchir les ondes d’autres stations de radio de la province de Québec que les nôtres ?

R. L’inconvénient, c’est que les pièces sont trop longues. Les musiciens devraient faire plus attention en respectant les longueurs de leur composition et également la structure. Il n’y a pas d’autres raisons, car la musique compas est aussi bonne que la Salsa, le Merengue, le reggae etc. pour percer le marché international.

Q. On dirait que vous délaissez de plus en plus la danse sur scène. Est-ce seulement une impression ?

R. Je ne saurais me détourner de la danse qui fait partie intégrante de ma personne. J’ai déjà été danseur de la troupe folklorique haïtienne Assòtò. J’étais également membre de la troupe de danse brésilienne Lambadança ainsi que la troupe de danse folklorique haïtienne Rada, dirigée à l’époque par Georges Rodriguez. De plus, j’ai enseigné pendant un an la Salsa et le Merengue à des québécois et québécoises. Dans ma jeune vingtaine, j’ai longtemps fréquenté les écoles de danse jazz au centre- ville de Montréal.

Q. Après votre vidéoclip à succès produit par S.E.S films, mettant en vedette la belle Jowanna Lévesque, vous projetez réaliser un autre avec un producteur étranger. Le tournage se fera t-il à Montréal ou ailleurs ?

R Actuellement, je prépare un clip dansant pour célébrer la danse. Le public n’aura qu’à surveiller la sortie de ce clip.

Q. Quelle direction prendra votre prochain album ? Visera t-il peut-être le patriotisme ?

R. Pour mon sixième album, J’ai fait beaucoup de recherches. Je suis allé puiser dans le répertoire de la musique folklorique d’Haïti, et je me suis payé le luxe de travailler avec un arrangeur hors-pair qui est nul autre que Jean-Claude Julien, mon chef-d’orchestre depuis plusieurs années. Celui-là même qui a déjà travaillé sur l’album Dansez et Carte Blanche. Cet album sera définitivement éclectique et rentrera bien sûr dans la catégorie musique du monde. Un album sans bannière, sans frontière, autrement dit Universel.

Je veux faire bouger le monde avec ce prochain CD

Pierre Michel-Ménard, Marie-Ange Barbancourt animatrice du Festival du Film Panafricain édition 2008 à Cannes et également membre du Jury. A ses côtés, le cinéaste Amécain Michael Jones

www.festivaldufilmpanafricain.org






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